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Les cendres de Tirwendel - Chapitre LII

  LII — Nous avons déjà assez de vivres pour tenir une semaine. Qu'est-ce que tu cherches encore exactement ? Naëwen refusait de regagner l'entrée du tunnel et persistait à chercher une plante que Tilou ne connaissait pas. L'elfe releva la tête quelques secondes pour lui répondre : — C'est une plante qui donne des fleurs jaunes, avec un cœur duveteux orange, et des pétales longs, fins et jaunes. Nous l'appelons la fleur soleil, et ses racines sont efficaces pour éviter que des plaies ne s'infectent. Elle laissa retomber ses épaules : — Mais nous sommes trop au nord, ce n'est pas le bon climat pour cette plante. Elle se redressa soudain, refusant le défaitisme : — Il faut pourtant continuer à chercher ! Le groupe de Raëlnor en aura besoin. J'ai vu plusieurs blessés parmi eux ! Tilou la comprenait. Ils étaient les premiers elfes en vie qu'elle ait rencontrés depuis que les trolls avaient attaqué Nelandir, et elle souhaitait pouvoir écha...

Litak du clan de la Forêt Sombre - Chapitre XLIV

  XLIV Sharle était en colère. Contre lui-même et contre Bessilla. Contre lui-même, car il n'avait rien vu venir. Évidemment, il avait trouvé la fille du seigneur Tass entreprenante, parfois trop, mais il n'avait pas imaginé qu'elle puisse frayer avec un homme aussi abject que Halbair. Il s'était approché suffisamment de la maison du rafleur pour entendre leur conversation et ce qu'il avait découvert l'avait anéanti. Sur le chemin du retour, Urog et Farabert étaient restés silencieux, comprenant bien que Sharle n'était pas d'humeur à discuter. Il lui fallait avant tout accepter ce qu'il venait d'apprendre et ce que cela impliquait : Il avait été le jouet de cette femme et l'instrument de la tragédie qui avait touché le clan. Il devait y mettre un terme, quelles qu'en soient les conséquences. Lorsqu'ils furent de retour à la caverne, le jour était levé depuis longtemps. Les guerriers constatèrent l'état de colère...

Les cendres de Tirwendel - Chapitre LI

  LI Shack'Gan tournait en rond dans la petite cabane, sous les yeux de Lak'Mor qui se pelotonnait dans un coin pour ne pas gêner ses déplacements : — Pourquoi faut-il que de tous les chefs de guerre de la horde, nous soyons sous les ordres de celui-ci ? Il n'a aucun respect pour la vie, ni pour la parole donnée ! S'il ne tenait qu'à moi, je l'aurais déjà réduit en cendres depuis Nelandir ! Le jeune guerrier tenta de le raisonner : — Mais ta compagne et ton fils sont retenus en otages dans le clan de Ort'Kan. Shack'Gan projeta une boule de feu dans un coin de la pièce : — Tu penses que je l'ai oublié ? Tu penses que cette brume qui engourdissait mon esprit m'a fait perdre la raison ? Lak'Mor se sentait impuissant : — Non, bien entendu. Je voulais simplement te faire comprendre que tu n'es pas responsable de la situation, ni des actes de Zol'Kor. Shack'Gan s'immobilisa au milieu de la petite pièce : — Je le sa...

Litak du clan de la Forêt Sombre - Chapitre XLIII

  XLIII   Elle avait mal dormi, se demandant ce qui était arrivé à Siléa. Elle ne l'avait pas revue depuis qu'elles étaient arrivées ici. Elle avait essayé de l'appeler, mais jamais son amie n'avait répondu. Elle avait aussi tenté d'appeler le chaman, sans succès et elle avait fini par se demander comment Bénobog parvenait à discuter avec elle. — Tu es réveillée ? Elle sursauta. — Oui. Mais dis-moi, comment fais-tu pour parler avec moi, alors que je ne parviens pas à t'appeler, ni mon amie ? — C'est un peu compliqué à expliquer. C'est une technique que m'a enseignée mon maître lors de ma formation. — Tu peux quand même essayer, j'aimerais comprendre. Et puis, je me sens moins seule quand tu me parles. — D'accord. Il prit un temps de réflexion pour savoir comment il allait aborder le problème. — Lorsque quelqu'un te parle, tu n'as pas besoin de le voir pour savoir de qui il s'agit, tu reconnais sa gamme. — Sa gamme ? ...